Garges en bref

vue aérienne de la ville de Garges-lès-Gonesse
vue aérienne de la ville de Garges-lès-Gonesse
Un peu d'histoire : ainsi naquit Garges
Aujourd'hui, il est encore difficile, à partir des documents publics,
de connaître la date exacte de création du village de Garges.
Le territoire actuel de la commune est mentionné pour la première fois dans une charte de Dagobert, en 631, qui reconnaît ce lieu comme ''villa'' royale.
En 950, le Gonessois, dont Garges fait partie, est donné en fief à Hugues le Grand.

Des droits seigneuriaux existent sur ce fief pendant le Moyen-Âge. Les bénéficiaires sont nombreux, parmi lesquels l'abbaye de Saint-Denis.

À partir du XVIe siècle, Garges est rattachée à la Seigneurie de Bonneuil qui dépend du Seigneur d'Arnouville. Vers 1750, la seigneurie de Garges est estimée d'un rapport de 25 000 livres.

Au XVIIIe siècle, Jean-Baptiste de Machault d'Arnouville, contrôleur général des finances du roi Louis XV, fait construire un grand château. Son exemple est suivi par un secrétaire d'État, Augustin Blondel de Gagny, qui bâtit le sien sur le même territoire, mais d'une taille plus modeste.

plan ancien
En raison des difficultés financières des propriétaires successifs, ces deux châteaux seront délaissés et détruits : le « grand » vers 1840, le « petit » entre 1952 et 1983. On peut encore voir, en face de l'ancienne Poste du Vieux Pays, la grille d'honneur du petit château « Blondel » et au croisement des avenues du Général de Gaulle et de Stalingrad, un pavillon restauré qui en dépendait.

La Ville portait jadis le nom de Garges-en-France, avant de devenir officiellement Garges-lès-Gonesse en 1941*. Les vieux Gargeois se souviennent encore de leur village limité par l'avenue de Paris, la rue de l'Église, la rue des Menées et la rue des Moulins (elles sont devenues : Verdun, René Blouet, Stalingrad et Marcel Bourgogne). À cette époque, la vie du village s'organise autour de l'église, de la mairie et de la maison d'école.

* Extrait du Journal Officiel du 11 mars 1941, dans Garges, ce petit village au bord du Crould. Des origines à la fin du XIXe siècle de José Garcia.

Une vie paisible au bord du Croult
Souvenir de Garges Au XIXe siècle, le Croult, clair ruisseau, permet le fonctionnement de trois moulins et prête son eau à des blanchisseries. Son eau donnait, dit-on, une saveur particulière au pain de Gonesse, qui eut les faveurs royales au XIIIe siècle. Dans la rue principale, boulanger, épicier et quelques débits de boissons suffisaient à assurer la vie quotidienne.

Le bureau de Poste, le commissariat de Police et la Gendarmerie sont rattachés à Gonesse, qui est le chef-lieu de canton.

On ne connaît guère les origines de l'église Saint-Martin au Vieux Pays, peut-être date-t-elle de l'époque où Suger (Abbé de Saint-Denis et ministre des rois Louis VI et Louis VII, au XIIe siècle) fait élever de nombreux édifices dans la région... On ne reconnaît à cette église aucun style précis, ce qui s'explique par les multiples réparations dont elle a fait l'objet.
cartes postales
En 1871, après la défaite et l'occupation d'une partie de la France par les Prussiens, l'autorité militaire décide de construire une ceinture fortifiée au-delà des anciennes fortifications de la capitale. L'ennemi venant en général de l'Est, la construction de ces forts constitue les postes avancés de Paris.

Ainsi sont érigés les forts de la Briche, de la Double Couronne, de Stains, de l'Est. Le fort (construit en 1875 ainsi que la route qui y conduit) ne pouvant être élevé dans l'agglomération stanoise et en terrain plat... les architectes choisirent Garges en raison de ses 80 mètres d'altitude, mais lui gardèrent le nom de « Fort de Stains ».

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